Oui, déjà 40 ans.
Je repense à toutes ses années avec gratitude parce que « la vie », en 1979, m’a fait un clin d’œil qui devait changer ma vie.
J’en étais à ma dernière d’année de CEGEP en Science de la Santé. Je n’avais pas encore eu de coup de foudre professionnelle.

J’explorais les options qui s’offraient à moi comme la médecine. Mais à cause de mon « intérêt marqué pour le hockey » (je jouais dans 3 équipes différentes), je n’avais probablement pas les notes pour y accéder… de pas trop loin, mais pas assez, je crois.
En fait, je ne le saurai jamais puisque je n’ai pas fait de demande d’admission. Vous verrez plus loin pourquoi.
Et, toute la gamme des physio, ergo, inhalo et Cie ne m’allumaient pas.
Durant les vacances des Fêtes, ma mère qui consultait déjà un chiropraticien et qui connaissait les douleurs lombaires importantes que j’éprouvais à chaque début de saison de hockey prend un rendez-vous pour moi.
Honnêtement, je n’étais pas très enthousiaste à cette idée;
« Me faire « taponner et/ou craquer » le dos
va-t-il vraiment améliorer mon problème? »
Puisque je n’avais pas très mal avant le traitement, je ne vois pas de changement à ma condition après cette visite… mais je m’interroge sur la logique du traitement, sur le rationnel, sur les bases scientifiques de faire « craquer » le dos et… est-il vraiment un docteur?
À la rencontre suivante, la vie est bonne avec moi (ou le Dr Blanchette avait tout arrangé), je suis son dernier patient de la journée.
Je peux donc poser mes questions… et ceux qui me connaissent savent que lorsque je veux aller au fond des choses… j’en pose des questions.
Patiemment, le Dr Blanchette répond, explique, nuance.
Au bout de ce qui me semble un bon moment, les pièces du puzzle tombent en place et je vois l’image globale.
En bon québécois, je catch!
C’est de coup de foudre professionnel que j’attendais
Peu importe la rémunération, je veux aider, contribuer, changer des vies !

Le printemps suivant, je fais ma demande d’admission au Canadian Memorial Chiropractic College à Toronto. En mai 1980, je reçois l’une des lettres qui ont le plus marqué ma vie :
j’étais accepté dans le programme.
Après 5 années intenses, en mai 1985, je recevais mon diplôme. J’étais maintenant docteur en chiropraticien!
J’avais dorénavant les connaissances pour amorcer ma mission.
Ça fait déjà 40 ans; le temps passe vite !

Durant ces années, j’ai rencontré des milliers de patients.
Ai-je réussi à changer la vie de tous? Bien sûr que non.
J’ai cependant été témoin de transformations miraculeuses ; le corps possède des ressources insoupçonnées.
J’ai vu des améliorations significatives sur la majorité des personnes que j’ai rencontrées, mais pas tous… malheureusement.
La vie a cette façon de nous rappeler nos limites pour que nous restions humbles devant nos réussites… me rappeler que ce n’est pas moi qui guéri, je ne suis qu’un intermédiaire qui favorise le retour à l’équilibre de cette merveille qu’est le corps humain.
Je suis reconnaissant de la vie professionnelle que j’ai vécue et que je vis encore.
Quand cela va-t-il s’arrêter?
Je ne le sais pas. Mais pour l’instant, je n’ai même pas encore la moindre idée du moment où ça va s’arrêter.
Je suis encore passionné et tant que j’aurai la santé, je serai au service de ceux qui ont besoin de mes mains.
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